vendredi 17 avril 2009

Chiloe, chi....ohe, t'chi...eau he !

Chiloe, chi....ohe, t'chi...eau he !
Bon la, experience locale vecue par les chicos comme la-bas !
Ki disaient que Chiloe eveillaient chez les estrangers un sentiment particulier, cette ile peuples de chilotes insulaires comme pas deux et cernee par une sorte de micro-climat a la poesie si particuliere.....bon evidemment en tout petit dans le guide il etait ecrit qu'il pleuvait tant de mm par an ce qui etait, du point de vue meteorologique, exceptionnel, bla, bla, bla,que tu lis et que t'oublies...
Alors, tres chers parcoureurs de blog, la Belgique est un pays pluvieusement parlant de rien du tout....a chiloe, tu te trombes d'eau toute la journee, la nuit aussi et eux, gentils comme pas deux avec leur look tranquille facon 50 ans d'avant te sourient a pleine dent en te disant : ben, d'habitude, c'est pire....sans rire, les chilotes ont pas un moral de fiotte.
On en a profite hors du temps, plus de touristes, seuls dans les hotels, seuls au resto, seuls partout au milieu de la non frenesie des chilotes vacant doucement a leur train train quotidien.
Grisaille, eclaircies - breves, mais bonnes - beaute bizarre de villages de pecheurs colores et de leurs maisons sur pilotis si particulieres appelees palofitos. Eglises classees au patrimoine mondial de l'unesco, splendides toutes en bois, avec dispositif anti-pyromane naturel, il pleut tellement...
Ah si, explosion culinaire !!! Ces gens sont dingues ou farceurs, va savoir. Specialite culinaire, le curanto: enorme et succulent, on cuit en meme temps dans la terre des moules, divers coquillages, du poulet, de la patate douce, des saucisses, on te sert le tout dans un plat gigantesque au milieu d'un resto ou nous sommes les uniques clients avec, en musique de fond, des reprises en espagnol de chanteurs Français ringards, toi tu es trempe, assis a ta douce table dressee avec vue sur le port sans vue si ce n'est l'apocalyptique orage....ambiance.
Ne nous arretons pas en si bon chemin, poussons le vice plus loin, 2eme experience culinaire : choix du fil douteux, une sorte de saumon fourre, specialite locale ou blague du chef pour voir si un pigeon se laisse aller a choisir ?.....en fait, de saumon a la cordon bleu, il s'agissait d'un saumon diablement bien presente, mais prepare avec en son cœur du fromage fondu et une sorte de saucisse de lyon, le tout evidemment ayant mijote de concert histoire de melanger les saveurs.....cel morte de rire, fil defendant son plat du mieux qu'il peut, cuistot probablement plus riche d'avoir gagne son pari en servant enfin un tel plat a un touriste au mieux distrait, au pire suicidiaire culinairement parlant......



























Dalcahue...petit village de pecheurs invisitable (de toute facon, il n'y avait quand meme rien a voir) a cause de ....trombes d'eau. Du coup, refuge dans un petit resto hors du temps, disons annees 50, avec jojo le serveur deschien trop gentil, passionne de discuter avec des touristes et ravi de nous servir la...pire bouffe ingurgite depuis le debut de notre voyage : 6 empanadas aux coquillages (avec un bizarre gout de viande) frits dans une vieille huile de frite accompagnes d'une infame salade....beeeeuuuuaaaah. Genes a cause de la gentillesse de jojo, on a tout mange vaillamment avant de partir non sans une grosse embrassade avec ledit jojo tout emu de nous avoir vu finir notre plat qui nous a fait promettre de revenir le lendemain...fil a pris son air sarkozyste en campagne electorale et a dit que, bien sur, on allait revenir le lendemain. cel a fait sa carla et a souri betement "oui,oui"...et evidemment ils ne sont jamais revenus les salauds!



















Pluie... Pluie.... Puis... parc naturel tout de meme. Petit tour ultime avant retour sur le continent a cucao, village de rien du tout a l'entree du parc naturel saisissant de beaute avec une cote sauvage donnant sur.....le pacifique ! Yeeppi, grande premiere pour cel les pieds dans l'eau dans le pacifique, memorable essentiellement en raison de l'accueil particulierement chaleureux de ce dernier qui n'a pas manque de nous enlacer de ses grandes vagues surprenantes juqu'aux fesses, retour trempee chez.....tatie danielle !
La, ca merite quelques longueurs de blog, on arrive a cucao, une rue principale..euh, pardon, en fait une rue, quelques maisons, une vielle eglise et un terrain de foot, ben voyons, et un hotel de charme au doux nom d'el paraiso, tout un programme, tenu par une mamie...
Chez mamie, on est encore les seuls touristes...accueil comme si on derangeait, une chambre lugubre et minuscule, une cuisine familiale avec un seul poele au charbon, ben pas le choix, on y reste, rien d'autre a l'horizon. Impression confirmee en soiree quand on a croise un allemand perdu, pleurant presque d'etre tout seul dans un bouge a l'eau brune ....
Chez nous, c'est presque propre, c'est habite par mamy et sa fille, mamy te dit quand tu as le droit de faire a manger, a quelle heure tu prends une douche et quand est-ce que tu te couches ! Hallucinant, vires au lit a 8h du soir, on tente une derniere lecture dans un lit en vrac avec une vieille ampoule pour deux....levee 8h du mat, on doit faire vite parce qu'il faut prendre son petit dej et svp sortez vos draps, rangez vos sacs, le film continue...mamie toujours aussi aimable et toute en affaires parce que sa fille prenait le bus pour ....la Ville ! La ville c'est castro, c'est tout petit, il peut juste rien t'arriver, mais elle aime pas la mamie parce qu'il y a plein d'etrangers, parfois meme du continent....on croit rever, elle vit du tourisme...on se fait virer apres le petit dej, genre allez faire un tour sous la pluie en attendant le bus, restez quand meme pas dans mes pattes....incroyable, on doit etre filme, c'est sur...
Le tableau ne serait pas complet si en guise d'au revoir mamie nous avait pas donne sa carte de visite en nous demandant de faire sa pub ! Alors chose promise chose due, si vous avez un jour l'idee de vous rendre a cucao, surtout fuyez a toutes jambes!!!!




1 commentaire:

éno et ju a dit…

nous aussi nous avons rencontré le jojo avec sa dégaine de dechiens... avec sa façon de parler, comme s il avait avalé une boite d anti dépresseur. Enora l avait surnomé, patrick, l étoile de mer... le pote de bob l'éponge. en revanche nous avons mangé un curanto, qui était pas trop mauvais.
A cucao, nous n avons pas eu la chance de rencontrer tati danielle... nous sommes vraiment deçu d avoir loupé ça...
bisous les kikis

 

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