Bon, pour memoire, le coup du volcan, on y tient. Ca fait des annees que la malchance nous poursuit avec les volcans et, en particulier, leur ascension.
Il fut un temps pas si loin que ca ou on se trimballait en Guadeloupe avec, entre autres, l'objectif de voir la soufriere...bon evidemment, tout guadeloupien le sait, on la voit jamais. Apres une belle ascension par un jour de brouillard comme tous les jours, il pleuvait et faisait tellement mauvais au sommet qu'on a ete foutu de rater le cratere principal. Depuis ce jour funeste, resolution des pas encore chicos : "un volcan, on se le fera".
Retour a nos aventures actuelles, petit rappel : volcan lanin, on en admire la face sud, on veut le grimper par le nord, sentier ferme pendant dix jours pour cause de bete incendie qui ravage tout.....volcan villarica : trop motives, on le grimpe jusqu'a 200m du sommet avant qu'un guide frileux nous fasse redescendre pour cause de vent a pas fouetter un chat (ju et eno, on se passera de vos commentaires, bande de petits salauds avec vos photos du cratere)....ET DONC, qu'advient-il du volcan Puyehue ?
Apres nos libations thermales pour feter le filou, depart bien evidemment beaucoup trop tard le matin avec pour objectif. "toi, puyeye, on t'aura !"
Montee horrible entre les taureaux, le non chemin, - une sorte de rigole pourrie pleine de boue -, et le final raide plein d'eboulis de lave, 2000m de denivele positif et hourra on y est enfin, vue de malade, cratere et touti !!!!!!
Ce volcan eteint qui a eu la bonne idee d'exploser le lendemain du terrible tremblement de terre de 1960 au Chili a laisse des millions de metres cubes de lave de toutes les couleurs qui ont recouvert des milliers d'hectares aux alentours du cratere, juste sublime, l'avalanche de couleurs, la brume sur les volcans plus au nord, la neige qui rehausse les contrastes...on est heureux au sommet tout seuls sans le moindre touriste.







Bon evidemment, le retour.......belle descente insouciante jusqu'au refuge a l'aune de la foret avant d'entamer la vraie descente de deux heures dans le non-chemin precite. La presence d'esprit du fil ou plutot l'effet tardif des conseils repetes de sa maman (si, si, ca rentre finalement apres 36 ans) lui ont fait prendre une frontale au fond du sac. Bien utile, une heure de galere a la frontale (il fait betement nuit a 18h30) et une memorable traversee d'un champ bonde de taureaux et de vaches qui ont decide, sous la pleine lune, d'entamer des galops de part et d'autre du chemin. Il est clair qu'on ne les interesse guere, cependant, c'est toujours impressionnant pour de pauvres citadins comme nous.



Apres huit heures d'effort....bon chou, comment on rentre, on est a 40km de l'hotel ? Ah, ben on fait du stop....ben voyons, heureusement la petite route venant de la frontiere argentine nous a gentiment amene tout en douceur un tres gros camion (les routiers sont sympas, meme pas une legende) qui s'est immediatement arrete (certains lutins nous ont accuse de triche en raison du short particulierement court de Celine) et nous a gentiment ramene a entre lagos. Les deux chauffeurs nous ont explique qu'on avait eu de la chance car la frontiere fermant a 19h il n'y a evidemment plus de trafic ensuite....belle journee, merci la chance !
Eh, le volcan, on a fini par t'avoir !!!!!!

Ne nous arretons pas en si bon chemin, rien de tel qu'un petit trek pour se refaire (bon, on sait, on avait dit, plus jamais, trop tard dans la saison etc....on ne se refait pas). Temps splendide, on trouve une espece de trek de 3 jours sur les contreforts du volcan puyehue dans un paysage lunaire somptueux, personne ou presque, objectif, traversee de puyehue et finir dans une autre vallee jusqu'a un village indetermine, pas de carte ou presque, un vague espoir d'indication sur le chemin en complement des etoiles et de la voie lactee pour se diriger.
Premiere etape, on la connait bien, meme horrible chemin que pour l'ascension du volcan qu'on enchaine avec une tres longue traversee (pffff journee ereintante de huit heures a nouveau et plantage de tente a la frontale, mais dans un paysage tellemet incroyable qu'on oublie tout).
ici, c'est tres simple, tu te trouves au milieu de paysages desoles de lave comme dans un desert avec des dunes, quelques poteaux d'indication bien utiles (merci l'absence de brouillard) et de temps a autre, un cours d'eau accompagne d'une explosion de couleurs, vegetation courageuse oblige....y a pas de mots, c'est trop beau !
On retrouve notre paisable vie des premiers hommes, sous tente, tout seuls au milieu des dunes avec un cours d'eau pas loin, le choix cornelien de l'endroit sauvage pour camper (abri du vent, cours d'eau potable, si possible, vue demente).
genial !!!!
Deuxieme jour, on trouve des sources d'eau chaude (yeeppi), ca sent le souffre, c'est tres chaud et puis un petit trek d'un jour a partir de notre camp de base jusqu'a des geysers atteints difficilement apres une traversee pieds nus d'une riviere (mais comment l'eau peut etre aussi froide au point de te faire crier pendant la traversee....?) et surtout du tatonnage dans le brouillard le plus complet, beaucoup d'efforts pour sentir le souffre et ... ne rien voir !








i'm a poor lonesome backpacker.....

Troisieme jour, on remballe et on envisage la descente sur la valle inconnue....une belle indication de depart, un poteau lointain derriere de nombreuses dunes puis un chemin !!! super bueno, on le sent bien, on entame une descente en foret qui s'avere....ben impossible ! Merci la CONAF (organisme chilien de pretendants a l'entretien des parcs naturels) rien n'indique que ce chemin est laisse en desuetude depuis x mille annees.....on se retrouve dans une vraie jungle avec un chemin, puis un demi chemin, puis une trace, puis ...rien, puis, ben on se perd un peu et grosse galere avec la frustration de rebrousser chemin, 5 heures d'efforts pour revenir au point de depart et camper une nuit de plus au milieu de nulle part, les genous et tibias tout endoloris de s'etre battus dans la jungle pendant trois bonnes heures avant de retrouver le desert froid, apre, venteux et bordel, on en a un peu marre...




Quatrieme jour, retour,
Par le chemin, qu'on ne connait que trop bien,
Taureaux en trop,
Chicos nervosos,
Douche plein de mousse,
Resto rigolo.
Finalement au firmament,
Heureux, comme pas deux.
(nb: les auteurs s'excusent pour ces poemes foireux recurrents s'inscrivant regulierement dans le blog...).

et voici en exclusivite sur ce blog fil the slip, the new patagon beatles!!! yeaeahhhh!!!!
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